Apr 12, 2014

L’intermittence des sources d’énergies propres n’est pas un vrai problème.


Soyons bien clair, nous ne nous débarrasserons pas des énergies fossiles dans deux ou trois décennies. Dans cent ans, nous utiliserons encore du pétrole et du gaz. Le problème immédiat n’est pas de tenter d’éliminer les émissions de carbone à court-terme, mais de freiner leurs croissances.

Dans la lutte aux émissions de gaz à effet de serre, les détracteurs utilisent souvent l’intermittence des énergies éoliennes et solaires comme un argument de non-viabilité à long-terme.

Bien sûr ils ont raison. Dans le contexte actuel, toute demande excédentaire d’énergie doit être compensée par une nouvelle capacité de production modulable avec la demande. Dans 95% des cas, il s’agit encore d’énergie fossile.

Prenons un réseau qui à besoin d’une capacité supplémentaire de 100 Mégawatts. Déjà le problème se pose mal :

-        Installer une capacité nucléaire de 100 MW produira presque toujours sa pleine puissance, sans égard à la demande.
-        Installer 100 MW de capacité basée sur la combustion du gaz naturel offre une électricité complètement modulable et économiquement autosuffisante.
-        Installer 100 MW de capacité éolienne produira annuellement la moitié de l’électricité de l’installation au gaz, elle nécessitera des subventions importantes, et elle n’empêchera pas l’installation d’une unité de production thermique modulable avec la demande.

Bien sûr ils ont tord. L’objectif à court-terme n’est pas (et ne peut pas être) de devenir 100% propre et renouvelable. L’objectif premier est de stopper la croissance de la production d’énergie polluante et émettrice de gaz à effet de serre. Par la suite, il faudra gérer la décroissance des émissions de GES en étant réaliste et en admettant que dans cent ans nous brûlerons encore du carbone pour produire de l’énergie.

L’installation de 100 MW d’éolien se fera donc concurremment à l’installation d’une unité thermique de même capacité, mais elle ne réduira les émissions de GES de celle-ci que de 50%. Nous avons donc le problème suivant : Pour compenser la production de GES d’une nouvelle capacité de 100 MW, il faut 200 MW d’installations éoliennes subventionnées, plus une nouvelle centrale thermique de 100 MW qui ne fonctionnera qu’à 50% et qui exigera un prix plus élevé pour sa production; et une centrale existante qui elle aussi devra réduire sa production de 50%, avec ses propres exigences d’ajustement de prix.

Un problème d’argent. Cette démonstration démontre clairement que le problème de base n’est pas l’intermittence, mais le coût de production de l’énergie propre.

Dans une économie de marché, la valeur d’une source d’énergie intermittente serait d’environ 50% la valeur d’une source d’énergie modulable. Ainsi un réseau qui se fournirait principalement avec de l’électricité de source thermique à 6 cents par KWh achèterais abondamment de l’énergie éolienne à 3 c/KWh si elle était disponible. Après quelques années, jusqu’à 50% de l’énergie utilisé par le réseau serait de source éolienne, et la sous utilisation des installations thermiques porterait le prix de cette énergie à 7 ou 8 cents. La demande d’énergie primaire thermique diminuant, le prix du brut (gaz ou charbon) baisserait légèrement, contribuant à maintenir la rentabilité des centrales thermiques qui resteront toujours nécessaires. Au global, il y aurait une pression à la baisse sur le prix de l’électricité qui pourrait même se rendre aux consommateurs.

Ce modèle idéal semble farfelu? Le vent et le soleil étant gratuit, cela est réalisable. Par exemple, après leurs périodes d’amortissement, les éoliennes géantes pourraient fournir de l’électricité à 3 c/KWh, malheureusement leurs durées de vie ne soit pas calculées pour cela. Plusieurs autres solutions d’énergies propres en développement promettent d’atteindre cet objectif de coût de l’électricité. Celle qui va l’atteindre et qui va commercialiser son concept en premier va avoir une croissance mondiale exceptionnelle.

Et l’accumulation d’énergie? Le problème de l’accumulation de l’énergie est identique, pour être viable, il a besoin d’un modèle d’affaire réaliste.

Prenons le coût de production actuel des installations récentes d’énergie éolienne, environ 8 cents par KWh. Avec un système d’accumulation efficace à 80%, le coût de retour du kilowatt de base passe à 10 cents. Ajoutons 2 cents de frais d’opération pour le système d’accumulation d’énergie et un cent de profit pour chaque activités. Qui voudra de cette énergie à 14 c/KWh?

Ce ne sont pas les systèmes d’accumulation d’énergie qui sont inexistants, ce sont leurs rentabilités dans une économie de marché qui pose problème.

Les Français et les Suisses l’ont comprit depuis longtemps. Les installations nucléaires produisent aussi de l’énergie qui n’est pas modulée avec la demande. Dans ce cas, la production de base paie les frais et génère les profits désirés, mais il y a hors pointe une grande quantité d’énergie gratuite. (Nous reviendrons sur le concept d’énergie gratuite.) Ce surplus d’électricité est vendu à très petit prix aux barrages hydroélectriques qui ont des capacités de pompage. Par la suite, l’énergie accumulée est revendue au prix fort aux heures de pointes, sans besoin de subvention.

J’ai déjà présenté un modèle qui favorise la migration vers les énergies propres et leurs accumulations pour les ajuster à la demande :


Avec un coût de production de l’énergie éolienne de 2 à 3 c/KWh, il serait possible de vendre l’électricité le jour à 5-6 cents, et la nuit à 1 cent pour le stockage.

Jan 12, 2014

Angels Groups should manage equity crowdfunding.


As detail in a previous post, accredited investors should like crowdfunding, but there are still a lot of treats that could damper this new opportunity.


Here is a list of problems to solve:

-        As we can see in many web sites, scammers will try to make money with all vulnerabilities. This can be false start-ups, false attorneys or even fake crowdfunding sites.
-        Thrust is important in all investment. For large deal, there are many professionals with international recognition that can bond an investment: Business attorneys for security, accountants for due diligence, engineers for products and I.P…. At crowdfunding level, those professional may represent more fees that funding itself.
-        The number of investors may also induce administrative or legal problems that must be set at the beginning.

Angel groups may be more than a solution to crowdfunding; it can introduce synergy to the process.

Here is a proposal that is not necessarily the best possible solution, but it will show the multiple advantages to link crowdfunding and angels groups.

First; we need to crush entry fees, which does not mean that its need to be free. Angels groups will offer a service that address first its members, but also entrepreneurs, angels of others groups, and new small investors that will be qualify for crowdfunding investment. It is understanding that angel groups will be paid for this services. Those new revenues will strengthen angel groups with extra personal and higher cash flow.

Second; we need to set enough trust to make accredited investors willing to invest 5 to $15K without a too deep study of the offer. Investors could be comfortable with the fact that someone qualify and interested had done appropriate verifications, and invest its own money in the project.

Third; we need to produce evidence that money will be spend as presented, and that there is in place a reasonable control system.

Process starts with a pitch from an entrepreneur to at least 5 angels that are qualify to judge a start-up of this specific industry. Here the start-up will have to cover a first administrative fee of $250, for the basic expenses of the angel group. The entrepreneur will have first to pitch a employee of the group, to make sure angel are not moved for noting. The angels/judges will not be paid for this interview, but they will be in first position to mentor a start-up, which could be well rewarded.

To reach the second step of the process, a start-up must have at least one of the angel/judge that whish to mentor the start-up. Moreover, to be able to present on the crowdfunding platform, a start-up must have commitment of one or more angels (starting with one judge) to fund at least 10% of the minimum objective of the funding campaign.

The second step will be a series of verifications that will be proceeded by angel groups staff. This will not be a due diligent verification, but a simplify process where corporative registration, bank account, physical location, name and address of administrators, and a lot of other small things will be check. This step will also cost $250 to entrepreneurs, which will not necessarily cover the expenses of the angel group.

Third step is to set an in house private placement memorandum to make clear for every investors what they exactly get for their money, and what will be done with it. This PPM will be negotiate and close within entrepreneurs and mentors. The mentors, who already commit for at least 10% of the funding of the campaign, will countersign the PPM that will rule all other investments.

You will note here that the incentive for angels to be mentors of a start-up must be significative. They make the first analysis, they support the crowdfunding process, and they will represent the crowd of small investors on the board of the corporation. For all this, they should received twice the shares of other investors per dollar invested, even if they invest more than 10% of the require fund.

Fourth step will be to post the start-up in the crowdfunding platform. This will be the last upfront fee for the entrepreneur. Here again the $250 fee may not cover the expenses of the web platform. The success fee associate with the funding campaign should be 6% of total funding, 3% for the web platform (that should be own by few angels groups), and the other 3% to the local angels group that start the process, and bond some basic information’s.

Crowdfunding campaign should be set for 90 days. The first 10 days, the offer should be visible only to local angels. The next 20 days, the offer will be visible only for accredited investors of all angels groups that participate to the crowdfunding platform. The last 60 days, the campaign is open to everybody, including public that will be able to invest only one or two thousands dollars per person.

The campaign will have a minimum-funding objective. When the minimum objective is reach, the local angels group, that will receive and secure the funding, will transfer the appropriate fund to the start-up. This does not end the campaign, which will continue until maximum funding is reach. As entrepreneur will not wish to sell to many shares at the low price of the crowdfunding campaign, difference within minimum and maximum will sometime be small.

The campaign stop automatically when maximum is reach, this mean that goal may be reach at beginning by local investors, and no other one will see the offer. It may also be close few days after it is show to all angels, which will push angels to act promptly when they see something interesting.

Operating rules


The system must be versatile, and many options may be offer to investors. It is also important that the start-up do not fall under the law of public corporations due to a large amount of shareholders.

For this purpose, the corporation may offer regular “A” shares only to investors that fund $5K or more. For smaller investor, a “B” share may be set, with same participation to share valuation and dividends, but without voting right. Convertibles or fix revenues shares may also be proposed.

Further funding


As the start-up already count angel investors, the next round of funding will generally be set inside the local angels group. It may also be practical to use the crowdfunding platform as a deal flow platform to complete the next funding round.


Please react.

If you are an accredited investor, and if you like this crowdfunding concept, please leave a support comment, and forward this presentation to your angel group and business contacts.


 

Jan 10, 2014

Why accredited investors should like crowdfunding.


When you talk to your banker to make an investment, before he give you any advises, he’s gone to ask you a lot of questions in order to evaluate your objectives, and you capacity to manage risk. Base on the answers, he will propose a portfolio with a percentage of: Fix revenues, low risk funds, higher speculative funds, and sometime direct investment is public corporations.

An accredited investor will generally self-manage his investment. Even if he is more open to risk, and have more experience to manage it, he’s still gone to wish to invest a part of his assets in safe options, another part in more active products, and a last portion in risky business with explosive potential.

Up to recently, acting as an angel investor was the risky business. Today, angel groups still give an exciting opportunity to accredited investors, but behaviour is different. As discuss in another post, angel group are not at seed level for start-ups, they are acting between seed and VCs, which is often call funding round 1.

Crowdfunding will act at seed level, and investors that wish to invest 10 or 20% of their asset in potentially explosive products will have to follow that new trend.

At seed level, a start-up will generally look for 25 to $200K investment. Consider this example; In order to give a good number of shares to investors; a start-up at seed level sells new shares at $0.25 each. Those shares may also be granted of some purchasing options for following funding round.

After few months, if the product delivers as expected, we are now at the next funding round for commercialisation. As all facilities of a new corporation must be set, require funding will be few hundreds to one or two millions dollars. Angel groups will be interested here, as the corporation already have presales of a tested product. In this case, shares should be sales between one to three dollars per unit.

As sales growth well, it will be time for a larger factory, or to begin international deployment. Investment require in round 2 is now 5 to $20M; its time for VCs to act. At this point, we have established profitability, detail market potentials and a good management team. In our example, shares should be sales between five to twenty dollars.

Next step is the exit for investors, it is time for strategic investors, or IPO.
In our example, as we have few years of profitable operation, shares may worth 25 to $100.

 
In short:

Seed investment is at time 0 and shares worth $0.25.
Round 1 is at time 6 to 18 months, share worth 1 to $3.
Round 2 is due after 1 to 3 years, share worth 5 to $20.
Round 3 is 3 to 8 years after beginning, share worth 25 to $100.

However the sale scenario, the ROI is always much higher for seed investment.


Future of seed investment is crowdfunding, where accredited investors can bet $5-20K on an idea, or a charismatic entrepreneur. The objective now is to build a structure that scammer will not destroy before it’s become mature. This is the subject of my next post.


Jan 4, 2014

Climates changes, some bad news of 2013.


We can be optimistic and believe that soon new tools will enable a stronger fight to climate changes. We also have to be realist and accept that some facts damper clean energy progression. Here is what we count as the three saddest news of 2013.

The USA is expected to be oil self-sufficient within few years.

As unconventional gas had drop down the price of this raw energy, unconventional oil production will increase offer while internal US demand is lightly decreasing. Add to this the new more open rules of Mexico for oil development, and the fact that Canadian had difficulty to hand out their excessive oil sand capacity, this ended with a strong pressure on price reduction for crude oil.

Some stand that crude oil barrel may drop as low as $92 in 2017, beside an average of $112 in 2012. This is good news for US economy, but very bad news for cleantech and climate changes.

Subsidies will not last forever.

Even if we can count on green energy cost to continue to decrease, the price of those options are still far above fossil energies one. If crude oil cost drop too much, it will delay, or simply close the door to many clean alternatives. We need to stop the green house gas concentration that continues to increase on earth.  This request to install 5 to 10 times more clean energy facilities than what we actually do every year. Subsidies cannot achieve that goal. Price gap must disappear, but with fossil energy costs that stay low, we are far of it.

Coal is expected to become the first raw energy source of the world.

It should be clear for everybody that coal is the #1 enemy of fight against climate changes. More than just a greenhouse gas producer, coal also makes huge pollution; we received regular news and pictures of it from China and India.

Emerging countries needs energy, it’s link with economical progress. The problem is when you’re not to rich; you go with the most simple, rapid and cheapest solution. For coal, this mean low efficiency / high pollution facilities. China and India had important coal reserve, and growth fast. The used of clean (or cleaner) energy options just begin to be consider in the decision process of those two countries, but it is not true for all emerging nations.

There is only one-way to stop the coal progression: Clean electricity (wind, sun, water…) at 2-3 cent per KWh, which is feasible, but not achieved yet.

Dec 29, 2013

Démonstration d’un modèle économique favorisant le passage aux énergies propres et renouvelables.

C’est cent dernières années, notre société moderne s’est construite autour de sources d’énergies fossiles abondantes et économiques; les prochains cent ans seront marqués par la transition forcée vers une utilisation de plus en plus importante des énergies renouvelables, préférablement propres.

Pour que cette conversion se fasse sans heurt, certains éléments de notre modèle économique devront être révisés. Nous avons discuté dans un article précédent qu’une nouvelle économie durable serait basée sur une production d’énergie fortement décentralisée et que la gestion les réseaux de distribution électriques deviendrait le centre du courtage énergétique. Nous allons décrire ici comment cette opération de courtage palliera aux aléas de la production des énergies renouvelables.

Les trois objectifs principaux de ce modèle sont de favoriser la production d’énergie renouvelable, l’accumulation massive d’énergie et d’assurer une production compétitive d’hydrogène propre qui deviendra un vecteur énergétique pour le transport lourd (trains, bateaux et avions). Pour réaliser ces objectifs, un simple réseau électrique intelligent ne sera pas suffisant; il faudra établir une grille de tarifs électriques qui s’ajustera continuellement à l’offre et à la demande.

Notons ici que notre exemple propose un prix de vente moyen de l’électricité de 0.11$ par Kilowatt/heure associé à un prix d’achat moyen de .075$ par le réseau de distribution. Ce scénario s’appliquerait déjà à beaucoup d’endroit.


Dans un premier temps; il faudra forcer le maillage entre la production d’énergie de sources propres et renouvelables et la production d’électricité par combustion (fossile, biomasse ou résiduelle). Ce jumelage est fondamental; un même fournisseur devra être obligé de gérer des actifs permettant de produire une puissance équivalente à sa puissance allouée dans les deux modes de production. Le principe d’opération est simple; le vent et le soleil étant gratuit, le producteur favorisera toujours la production propre et renouvelable. Les périodes où les ressources renouvelables sont insuffisantes seront compensées par l’électricité de combustion, qui sera alors acheté à un tarif préférentiel pour compenser l’utilisation intermittente de la ressource.

Dans notre tableau, les cases ‘F’ sont des périodes de forte utilisation de l’électricité de combustion. Dans ce système, ont peut prévoir que les centrales thermiques fonctionneront à plein régime environ 30% du temps, de 10 à 90% de leurs capacités 50% du temps, et pas du tout pour le reste.

On constate que dans les périodes ‘D’, les usines thermiques ne pourront pas fonctionner de façon rentable. Pour ne pas être obligé de fonctionner à perte dans ces périodes, un producteur aura tendance à installer une légère surcapacité de production d’énergie renouvelable. Puisque les prix des énergies fossiles vont continuer de croître, les zones de non-rentabilité s’accroîtront progressivement vers les périodes ‘E’, ce qui favorisera un investissement supplémentaire dans les énergies renouvelables.

Éoliennes.  Le tarif d’achat moyen de 7,5c/KWh est un peu faible pour les coûts de production actuels de l’électricité du vent. Par contre, si le tarif est garanti pour une période de 50 ans, en comparaison des tarifs d’achat privilégiés actuel qui sont de 15-25 ans,  il serait possible d’implanter des éoliennes sans subvention. La nouvelle génération d’éolienne en préparation pourra même offrir de l’électricité à des tarifs plus bas.

Solaire.  La grille de tarifs proposés avantage la production d’énergie solaire car les prix d’achats consentis aux fournisseurs sont toujours plus élevés le jour, lorsque le photovoltaïque est opérationnel. Il favorisera particulièrement les installations avec positionnement, les tarifs d’achat étant maximum entre 6 et 9h et entre 15 et 19h.

Hydroélectricité.  Cette énergie renouvelable parfaitement modulable sera fortement avantagée par cette grille tarifaire. En plus de favoriser le financement de nouvelles installations dédiées à la production; les barrages actuels et futurs pourront tirer des bénéfices considérables du stockage d’énergie à moyen terme (de quelques heures à quelques jours). 

Industrie du stockage d’énergie.  La grille tarifaire proposée provoquera la création d’un nouveau segment du futur marché de l’énergie; l’industrie du stockage. Cette nouvelle branche industrielle sera elle-même subdivisé en trois parties : Le stockage à court terme sur une échelle de quelques heures; le stockage à moyen terme, de quelques heures à quelques jours, et la transformation chimique qui permettra de restituer l’énergie utilisée quelques semaines ou quelques mois après sa conversion. Dans tous les cas, le rendement pourrait être aussi faible que 50% et tout de même produire des installations rentables.

Le stockage à court terme. Le potentiel du stockage à court terme n’a de limite que l’imagination des individus et des entreprises : Système de batteries, gyroscope, air comprimé, accumulation de chaleur mais aussi, déplacement d’activités énergivores en dehors des heures de pointe. Notons ici que si des tarifs plus élevés le jour (en C) peuvent pénaliser les consommateurs, le déplacement vers la nuit d’activité énergivore tel que la recharge de leurs autos électriques et le chauffage de l’eau rééquilibrera leurs portions de budgets consacrés à l’énergie.

Le stockage à moyen terme. Il s’agit principalement de pompage hydraulique et d’entreposage de chaleur. Les investissements nécessaires à ces installations sont plus élevés, mais le rendement potentiel est conséquent. Une énergie stockée en ‘A’ pourra fréquemment être revendu en ‘F’.

Le stockage à long terme.  Une des fonctions première de cette grille de tarifs est de favoriser la production d’hydrogène.  En plus du potentiel de stockage d’énergie sur plusieurs semaines, l’hydrogène sera le vecteur principal entre l’énergie renouvelable et le transport lourd (dans un premier temps les trains et les bateaux qui feront fi du volume requis pour l’entreposage du combustible). Il faut accepter dès maintenant que d’ici 50 ans, la production d’hydrogène devra être du même ordre de grandeur que l’actuelle production de pétrole. Dans notre exemple, l’hydrogène pourra éventuellement être produit de façon compétitive au pétrole dans les périodes ‘A’. On note que pour ce faire, le prix de l’achat d’électricité est très bas en ‘D’ et que la marge de profit du transporteur/courtier est volontairement très faible pour cette période. Ici les tarifs ‘A’ pourraient être réservés aux producteurs d’hydrogène, les autres clients déboursant 1 ou 2 cents de plus par KWh. Avec la progression prévue du prix du pétrole, les périodes ‘B’ pourraient aussi devenir rentable.

On note finalement que cette électricité à bas prix pourrait éventuellement servir à décomposer le CO2 pour produire des carburants synthétiques. Bien qu’énergivore, cette opération aurait l’avantage d’être carboneutre.

Dec 24, 2013

MODÈLE D’AFFAIRE D’HYDRO-QUÉBEC POUR L’EXPORTATION.


Résumé d’un mémoire présenté à la commission sur les enjeux énergétiques du Québec.

Tous conviennent de la nécessité d’augmenter de façon très importante la production d’énergie propre pour combattre la production de gaz à effet de serre, et de façon générale, pour réduire la pollution générée par la combustion d’énergie fossile.

La production d’énergie propre fait face à plusieurs problèmes qui peuvent se résumer en deux mots ; des coûts de production trop élevés et une disponibilité aléatoire ou insuffisante.

Le contexte

Les trois principales sources d’énergie propre sont l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire. Mis à part le solaire qui est presque inexistant au Québec, le nouvel éolien et les nouveaux barrages hydrauliques produisent de l’électricité à des coût qui approche lentement la parité. Cette équivalence de coût est nécessaire pour favoriser une hybridation du système de production d’électricité. Alors que l’hydraulique offre un levier formidable pour compenser le caractère aléatoire de l’éolien et du solaire, il est impensable pour l’instant d’introduire dans le réseau de façon transparente de l’électricité hydraulique patrimoniale à 2c le KWh, de l’énergie éolienne à 11c et du solaire à 20-35c.

Le nouvel éolien et le nouvel hydraulique pourrait être introduit dans le réseau de distribution de façon transparente. Un barrage de 1000 MW pourrait être jumelé à 2000 MW de fermes éoliennes, et offrir une production 100% modulable équivalente à celle d’un barrage de 2000 MW. La seule contrainte physique, le barrage doit être muni de plus de turbines.

Dans un contexte où le Québec a une capacité de production électrique supérieure à ses besoins, et où une nouvelle production hybride d’énergie propre n’est pas compétitive avec l’énergie fossile américaine, cette merveilleuse opportunité est inutile.  

La proposition 

« On peut dire que près de 100% de l’électricité consommé au Québec est livré à partir des plus grands accumulateurs d’énergie électrique au monde »

On ne parle pas ici de pompage/turbinage, mais d’un système d’accumulation 100% efficace. Nous avons besoin d’électricité, nous ouvrons une valve, la demande baisse, nous fermons la valve.

« C’est notre capacité d’accumulation électrique qu’il faut vendre à l’exportation. »

Les américains (et les ontariens) ont investi de façon massive dans l’éolien, mais ils restent pris avec le problème de l’intermittence qui les empêche de fermer des centrales électriques à énergie fossile, même si certaines sont désuètes.

Plutôt que de tenter de vendre des nouveaux blocks d’énergie à l’exportation, il faut favoriser les échanges à parités. Par exemple, nous acceptons de livrer à demande 10 TWh d’électricité à l’un de nos voisins, et en échange nous acceptons d’acheter les même 10 TWh lorsqu’ils sont en situation de surplus. Il est déjà commun de payer plus cher pour l’électricité à demande en période de pointe, cette tendance va s’accentuer avec l’augmentation de la production d’énergie intermittente, (éolien et solaire) et les cas de surplus par période de grand vent sont connus en Europe. 

La vente d’électricité à 6c/KWh en période de forte demande permettrait à nos voisins de limiter la pression sur les ‘spot prices’ des périodes de pointes. Un achat des surplus de nos voisins, par exemple la nuit ou par grand vents, pourrait se faire à 3c/KWh, ce qui nous permettrait d’approvisionner la province à un coût comparable à celui de nos barrages patrimoniaux, mais en conservant notre hydroélectricité pour plus tard.

Une telle entente nous procurerait donc un bénéfice de 3 c/KWh, sans faire aucune ponction sur nos réserves énergétique.

Cette stratégie comporte aussi un levier politique important. Nos voisins du sud prennent très au sérieux, et avec raison, leur sécurité énergétique. Ce protectionnisme a été et demeure un obstacle à l’exportation d’électricité par Hydro-Québec. Dans un contexte d’échange paritaire, il n’y a aucune importation nette d’énergie, donc à priori la résistance politique tombe.

Les contraintes physiques

Cette stratégie commerciale n’est pas sans coût. Bien que le Québec aie des surplus de capacité électrique, nous avons encore une capacité de pointe insuffisante. Pour pouvoir offrir des échanges d’électricité à ses voisins, Hydro-Québec devra :

1-    Investir dans la capacité de pointe de production d’électricité de ses barrages. Par exemple un barrage ayant huit turbines pourra être augmenté à douze turbines. Sans augmenter la capacité annuelle, qui est tributaire du flux de la rivière harnaché, nous augmentons la capacité ponctuelle de production. Par contre, toute l’installation de base restant la même, le coût de cet ajout ne devrais pas dépasser les 10 ou 15% de ceux d’un nouveau barrage.

Peut-être n’est-il pas trop tard pour modifier la fonction des barrages de La Romaine?

2-    Il faudra aussi investir dans la capacité du réseau de distribution. Le réseau d’Hydro-Québec comporte beaucoup de redondances qui faciliteront la transition, mais la capacité de plusieurs segments devra être augmenté.

Dans le contexte d’un échange important d’électricité avec un profit net de 3 c/KWh, Hydro-Québec pourrait investir massivement pendant 5-7 ans et générer une activité économique supplémentaire très importante. Par la suite, les profits pourront être redistribué à son actionnaire.


Pour un Québec plus prospère,


François Gagnon  ing.
Président, Wind-Do Inc.  

Dec 22, 2013

Forthcoming articles on WIND CAN DO IT blog.


Those articles will not necessarily appear in this order, post a request in ‘Comments’ if you what to see one in first.

-        How to favour transition to renewable energies. (5000 reading in French)
-        Peak oil theory, the deception. (4000 reading in French)
-        Why large car builder do not want electric car. (12000 reading in French)
-        How to double the effective output of wind farm. (4000 reading in French)
-        One billion human will suffer of climates changes before the end of the century.
-        Why fight to climates changes is already lost.
-        Some numbers that is not enough show about greenhouse gas emission.
-        Random availability of wind and solar energies is not really a problem.
-        The two kinds of innovations.
-        Renewable energy is not green energy, bio and waste to burning is not carbon free process.
-        Self-production of energy as a part of industrial business model to increase competitivity.
-        Business model for renewable and green energies.
-        Business model for energy storage.
-        The only 100% efficient energy storage system.
-        The energy autonomy market segment for renewable energies.
-        The democratization of energy production, and its effect on global energy market.
-        Crowdfunding for renewable energies, the two models.
-        Home and office energy storage, the passive energy wall.
-        River flow hydrolian, a disruptive concept that is now open.
-        Who is the first public enemy for greenhouse emission?
-        Stop said that you are concern about climate change.
-        Liars an myths about green energies, climates changes, and so… May become a series of articles.

En français pour le Québec:

-        Le modèle d’affaire d’Hydro-Québec pour l’exportation. Le concept proposé par Wind-Do à la commission sur l’avenir énergétique du Québec.
-        Les surplus électriques d’Hydro-Québec, mythe ou réalité.
-        La proposition d’énergie éolienne à 6 c/KWh. La proposition de Wind-Do à Hydro-Québec.
-        Hydro-Québec pourrait construire le nouveau pont Champlain. Le concept éolien-hydrolien-solaire.
-        La carte éolienne du Québec, et de Terre-Neuve.


This starting list will be enhance with actuality and comments on the blog.

As for many blogs, comments are expect to add value to the discussion. When request, we will post replies.


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Wind-Do will propose clean energy cheaper that fossil one.